Communiqué AIR FRANCE KLM
Mercredi 2 avril 2008
Lors du dépôt de son offre définitive le 14 mars dernier, AIR FRANCE KLM a clairement indiqué qu’elle subordonnerait cette offre à l’obtention préalable d’un accord avec les organisations représentatives de la majorité des différentes catégories de personnels d’Alitalia (personnel au sol, personnel navigant), accord relatif à la mise en oeuvre du plan industriel d’Alitalia et des mesures d’accompagnement social qui y sont attachées. En effet, AIR FRANCE KLM sait d’expérience que dans l’industrie du transport aérien, aucun plan de restructuration n’a jamais réussi s’il n’était accepté par les salariés. En conséquence, AIR FRANCE KLM a toujours estimé que le plan industriel pour Alitalia n’aurait de chances de succès que s’il était soutenu par les organisations syndicales représentatives des salariés d’Alitalia.
Après plusieurs longues réunions de négociations, les organisations syndicales ont formulé aujourd’hui une proposition nouvelle qui s’inscrit dans un cadre totalement différent de celui auquel AIR FRANCE KLM s’est conformé depuis l’automne 2007.
Sur la forme, AIR FRANCE KLM a donc dû constater à regret que les conditions d’une poursuite des négociations n’étaient plus réunies. AIR FRANCE KLM ne dispose en effet d’aucun mandat de la part de son conseil d’administration pour donner suite à ce schéma nouveau. Sur le fond, cette nouvelle proposition, qui conduirait à maintenir dans le périmètre d’Alitalia des activités induisant de lourdes pertes, paraît incompatible avec l’objectif d’un retour rapide à la rentabilité.
Le président Spinetta a déclaré: « Je prends acte avec regret de la rupture des négociations qui n’est pas de notre fait. C’est un projet auquel je croyais profondément et auquel je continue de croire, parce qu’il aurait permis à Alitalia de retrouver rapidement le chemin de la croissance rentable ».

